vendredi 27 juin 2008

Tourmag: La SNCM lance deux offres de dernières minutes

La SNCM lance deux offres de dernières minutes


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dimanche 22 juin 2008

desserte aérienne de la Corse: ce qui va changer à partir d’octobre 2008 - France 3 Corse

Ce qui va changer à partir d’octobre 2008 - France 3 Corse : actualités de Corse-du-Sud, Haute-Corse

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Exécutif de Corse: Audit stratégique sur le devenir de la CCM

Audit stratégique pour la CCM
Cahier des charges pour la desserte aérienne
Quelle hausse pour les tarifs ?
Services élargis et tarifs résident en hausse
Un marché dérisoire réparti sur 4 aéroports

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Desserte aériennes de la Corse: Vote des OSP pour 2008-2011 et annonces concernant CCM

Nouveau rapport sur les obligations de service public sur les transports aériens (Hier 07h36)

(Alex Bertocchini - Alta Frequenza le 21 juin 2008) - L’assemblée de Corse a donc adopté dans la nuit de jeudi à vendredi le nouveau rapport sur les obligations de service public sur les transports aériens de la Corse. Le cadre est désormais fixé et il n’y a plus qu’à attendre la réaction, et surtout le positionnement des compagnies aériennes qui éventuellement se porteront candidates. Quoi qu’il en soit, les compagnies savent désormais quelle sera la nature du service que l’office des transports de la Corse leur imposera à l’occasion de l’appel d’offre, et il faut savoir qu’il ne faudra pas chômer, car le nouveau dispositif devra entrer en vigueur le 28 octobre de cette année. Grosso Modo, on retrouve la même organisation qui a prévalu depuis trois ans, un système qui apparemment a donné satisfaction. Sans entrer dans le détail, on peut dire que l’offre en sièges va augmenter de 5% tous les ans et pour toutes les lignes. L’augmentation de la capacité sur Bastia-Poretta, qui a fait problème hier, a également été revue. Coût du baril de pétrole oblige, les tarifs ont été revu à la hausse. Un aller-retour Paris Corse en tarif résident vous coûtera 156 € contre 146 actuellement. Nice se situera, toujours en aller-retour tarif résident à 84 € et Marseille à 90. Mis à part le groupe communiste, qui depuis plusieurs semaines a fait savoir son opposition aux nouvelles OSP, le dispositif a été adopté avec une large majorité 47 voix pour et 4 voix contre. Si globalement le texte a donné satisfaction, il faut dire que ce nouveau débat sur les transports aériens a été l’occasion de jeter un pavé dans la mare sur l’avenir de la compagnie régionale. Ange Santini, en effet, a annoncé avec vigueur la nécessité de lancer très vite une vaste réflexion, sur l’avenir de la CCM. Selon le président de l’Exécutif, la compagnie régionale devra très rapidement partir à la recherche de nouveaux débouchés. En clair, ouvrir de nouvelles lignes, y compris à l’étranger, pour espérer survivre. Camille de Rocca Serra a même été plus loin, en évoquant une nouvelle gouvernance de la compagnie avec, pourquoi pas, des évolutions notables au niveau de son actionnariat. Ecoutez Ange Santini, le président de l'Exécutif de Corse

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vendredi 13 juin 2008

Un nouveau cahier des charges pour l’aérien - France 3 Corse : actualités de Corse-du-Sud, Haute-Corse - France 3

Un nouveau cahier des charges pour l’aérien - France 3 Corse : actualités de Corse-du-Sud, Haute-Corse - France 3

Les conditions de la desserte aérienne de l'île seront connues fin aôut

Le nouveau cahier des charges concerne la période d'octobre 2008 à octobre 2011
La question de savoir si la compagnie Easy Jet viendra ou non sur les pistes est une question à plusieurs millions d'euros qui vaut aussi plusieurs centaines d'emplois.

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samedi 7 juin 2008

La Nouvelle Offre SNCM 2008

La Nouvelle Offre SNCM 2008
http://arobase.eurorscg.customers.artful.net/sncm/printemps/printemps/e-printemps.html

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jeudi 5 juin 2008

Desserte de la Corse: Commission du développement économique : remise du rapport sur la question de la desserte aérienne de la Corse -

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Commission du développement économique : remise du rapport sur la question de la desserte aérienne de la Corse - Cummissione di u sviluppu ecunomicu : hè statu resu u raportu sopra à u prublema di u serviziu aereu di a Corsica


mercredi 4 juin 2008 à 10 heures - salle n°4 - Hôtel de Région Ajaccio

La commission du développement économique de l’Assemblée de Corse, présidée par Joselyne Mattei-Fazi, examinera le rapport de synthèse de ses travaux sur la question de la desserte aérienne de la Corse mercredi 4 juin 2008 à 10 heures.

Depuis près de six mois, la commission s’est saisie de la question cruciale de la desserte aérienne de la Corse. En effet, lors de sa venue dans l’île le 31 octobre dernier, le président de la République avait invité les élus à infléchir l’organisation du service public aérien afin de rechercher une diminution significative des tarifs.
La commission, par la voie de sa présidente a ainsi estimé de son devoir de se mettre à disposition des acteurs concernés, afin de créer un espace de dialogue permettant de clarifier le problème que ce soit pour éclairer les décisions des élus ou contribuer à une meilleure information de l’opinion.
Elle a ainsi procédé à un état des lieux en répondant aux demandes d’auditions. Entre le 16 novembre 2007 et le 12 avril 2008, sept séances de travail ont ainsi permis à tous les membres de l’Assemblée qui le souhaitaient d’entendre successivement :

- les opérateurs actuels de service public (Air France et CCM, directions et syndicats représentant l’ensemble des catégories de personnel)
- les concessionnaires des infrastructures aéroportuaires (Présidents et directeurs des Chambres de commerce et industrie de Haute-Corse et Corse-du-Sud)
- l’ADEC et son conseil (CAT’SUD) chargé d’étudier les conditions d’ouverture de lignes low cost, ainsi qu’une des compagnies intéressées (EasyJet), les autres n’étant pas disponibles aux dates prévues
- les professionnels du tourisme (Union des métiers de l’hôtellerie, Confédération des industries du tourisme, Syndicat national des agents de voyage) ainsi que l’Agence du Tourisme de la Corse
- enfin, l’une des associations d’usagers

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vendredi 18 avril 2008

Commission du développement économique de l’Assemblée de Corse termine ses auditions sur le thème de la desserte aérienne de la Corse.

.:: à la une ::.


Commission du développement économique de l’Assemblée de Corse termine ses auditions sur le thème de la desserte aérienne de la Corse.


La commission du développement économique de l’Assemblée de Corse termine ses auditions dans le cadre de la problématique de la desserte aérienne de la Corse. Ainsi, la commission sous la présidence de Mme Joselyne Mattei-Fazi se réunira le :

Vendredi 18 avril 2008 à 14 H 00
Salle n° 2 - Hôtel de Région - AJACCIO

et auditionnera conjointement :
- des représentants du Directoire et du Conseil de Surveillance de la CCM (MM. BENEDETTI et DANDRIEUX) ;
- des représentants de la Compagnie Air France (MM. MOUTIC et CHAILLOUX) ;
- des représentants syndicaux de ces compagnies.

Au préalable, dans la matinée la commission aura examiné les rapports du Conseil Exécutif, inscrits à l’ordre du jour de la prochaine séance publique de l’Assemblée de Corse des 24 et 25 avril.

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samedi 29 mars 2008

Desserte de la Corse: les méthodes et les prétentions des "low cost"

Outre le blog de corse-matin La compagnie easyJet annonce qu'elle se positionnera sur les OSP, et Commission du développement économique sur le thème de l'aérien : la présidente souhaite réentendre les compagnies Air France et CCM.
voir également:
http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=b20a_1920
A 6 minutes 56 " du début du Corsica Sera de France3 Corse du 28 mars voir le reportage qui commence par "Coup de tonnnerre dans le ciel de Corse ..."

Le 2 novembre 2007 nous rappelions dans Desserte de la Corse: mise en cause de CCM Air France: un débat préparé de longue date l'article du Monde d'Aout 2006 où l'on trouve en particulier:
"Easyjet dénonce, pour sa part, le monopole d'Air France sur Orly. « La continuité territoriale s'arrête à Marseille et non à Paris, nous pouvons fournir un meilleur service sans subvention à partir d'Orly pour 70 euros. »"

Décidément les méthodes se ressemblent d'un dossier à l'autre et d'une année sur l'autre:

1 les "low cost" veulent dicter aux élus quel doit être le périmètre du Service Public, ici Paris-Corse devait sortir du Service Public!

2 On annonce partout que la ligne visée peut se faire sans subvention, voire que l'on va répondre au cahier des charges ... pour 2 fois moins cher, et même ... sans subvention, ...
à cahier des charges constant ? ou en sollicitant par la même occasion un autre cahier des charges qui relève lui aussi des seules prérogatives des élus de Corse ?


Après moultes annonces du même type, dans le maritime au terme du premier appel d'offres de la Corse fin 2006 (), CFF était plus cher que SNCM sur la seule ligne et avec le seul navire qui répondait au cahier des charges de la Corse (mardi 19 décembre 2006 Points précis pour éclairer le dossier maritime de la Corse).


Hier, Easy jet explique qu'elle ne peut desservir la Corse en low cost dans le cadre du dossier où elle est sollicitée ... et fait une annonce à peu de frais ? pour combien de temps ?


Ce dossier est certes complexe, pour ceux qui ne le suivent pas dans la continuité, ne mérite-il pas mieux? en terme de respect du fait insulaire pour une ile de 281000 habitants en particulier ?
http://www.insee.fr/fr/insee_regions/corse/publi/pub_quantile2.htm

rappel:
Desserte aérienne de la Corse: la réaction des salariés de CCM et d'Air France a été rapide ce 31 octobre 2007

Plus que jamais il faut sortir des dogmes et des poncifs, c'est la règlementation européenne plus complète et cohérente dans l'aérien que dans le maritime qui prévoit l'exclusivité sur les lignes de Service Public, dès lors qu'elles ont été attribuées sous forme de DSP suite à appel d'offres européen. ... Depuis 1999 la Corse a donné pour voir, avec le dumping d'Air-Littoral, et la faillite du pôle français de Swissair,

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Cuntrastu du 17 février 2008: Low Cost aérien sur France3 Corse

Cuntrastu
http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=corse_cuntrastu&video_number=4
Encore disponible sur le site, l'émission du 17 février éclaire le dossier.

Et accessible par le dossier "De la Suisse à la Corse à bas coût"
http://corse.france3.fr/info/38515076-fr.php

De la Suisse à la Corse à bas coût

A voir également

Quel tourisme britannique pour la Corse ?

http://corse.france3.fr/info/36410481-fr.php

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Desserte aérienne de la Corse: Annonces à l'Assemblée de Corse

http://www.corsematin.com/webzine: La compagnie easyJet annonce qu'elle se positionnera sur les OSP

vendredi 28 mars 2008

La compagnie easyJet annonce qu'elle se positionnera sur les OSP

La surprise est tombée du ciel hier à l'assemblée de Corse. La commission du développement économique auditionnait la compagnie easyJet sur le dossier « low cost » et la problématique de la desserte aérienne. Le directeur pour la France de la compagnie orange, François Bacchetta, a annoncé lors de son passage devant les conseillers, qu'easyJet se positionnera sur l'appel d'offre concernant les obligations du service public entre Paris-Orly et la Corse. Elle le fera, a-t-il précisé, sans demander de contreparties financières. Effet d'annonce ou prémisse d'une bataille aérienne à venir ? Toujours est-il que la présidente de la commission, Joselyne Fazi, a bien souligné que ce sujet s'inscrivait hors des débats du jour. Néanmoins, elle a jugé nécessaire, compte tenu de cette nouvelle donne, d'entendre à nouveau les opérateurs du service public aérien Air France et CCM lors d'une prochaine réunion.

La taxe régionale toujours jugée rédhibitoire
Si elle se positionne donc sur Paris-Orly, easyJet n'a guère fait œuvre novatrice sur la possibilité d'ouverture toute l'année d'une ligne low cost. Une nouvelle fois, l'existence de la taxe régionale sur les transports (environ 9 euros) a été jugée rédhibitoire, d'autant qu'elle s'ajoute à des taxes nationales et d'aéroport considérées comme « exorbitantes ».
En résumé, easyJet considère que, pour la Corse, le low cost et les taxes forment une union impossible. À l'inverse, la ligne d'Orly serait « un marché suffisamment juteux » pour reprendre l'expression d'un participant, pour permettre d'assurer les OSP sans faire appel à la manne publique. Les sceptiques auront déjà sorti leurs calculettes, mais le débat a au moins le mérite d'être sur la table. A noter qu'avant easyJet, l'ATC et les responsables de la CCI ont été auditionnés. Le débat avait porté sur les opportunités d'allonger la saison et... la structuration des taxes acquittées par les passagers. La commission devrait rendre sa synthèse en mai pour un dossier qui devrait venir devant l'assemblée de Corse avant l'été. "
Henri Nicolai

25 000 sièges supplémentaires sur la ligne Paris-Figari avec « XL » en low cost

Figari-Sud verra son programme de vols saisonniers 2008 sérieusement renforcé dès le mois de mai. Parmi les nouveautés, l'arrivée attendue de la compagnie « XL Airways » qui assurera trois vols hebdomadaires sur la ligne Roissy-Figari. Une initiative originale issue d'un partenariat hôtelier avec plusieurs établissements de l'Extrême-Sud. Les Airbus d'XL Airways atterriront à l'aéroport de Figari pour y acheminer les clients du tour operator du groupe Crystal TO. Ces vols sont ouverts à tous, car il est possible d'emprunter ces lignes sans obligation de réserver un séjour.
Le prix d'appel en vol sec est de 59 euros TTC en aller simple (en moyenne il faudra compter 90 euros) de 120 à 180 eurosTTC l'aller et retour. Les billets électroniques sont disponibles par le biais du site XL. com, last minute, expedia, etc. Il est également possible de téléphoner au 0825.825.589 ou de se rendre dans n'importe quelle agence de voyage en Corse.
XL Airways dispose d'une flotte de 35 avions (Airbus A320, A330 et Boeing 737) et les vols Paris/Figari seront donc commercialisés sous la forme originale que l'on peut qualifier de « charter low cost régulier ». Le vol inaugural aura lieu le 28 mai (départ de Paris à 17 h 50 et arrivée à 19 h 45 ; départ de Figari à 20 h 45 et arrivée à Paris à 22 h 40). Le programme de vol sera ensuite linéaire jusqu'au 12 novembre, chaque lundi, mercredi et vendredi.
Ce sont donc 25 000 sièges qui ont été ajoutés sur la ligne, de fin mai à mi novembre, conformément aux souhaits exprimés par la délégation de Porto-Vecchio de la chambre de commerce et d'industrie de la Corse-du-Sud, gestionnaire de l'aéroport de Figari-Sud- Corse.

Les hommes du projet
Parmi les acteurs de ce projet original, Laurent Magnin, PDG du groupe XL France et XL Airways France : « Je ne doute pas du succès du modèle XL en Corse. Dans les années 90 quand j'étais chez Corsair, nous avions plus de 15 vols hebdomadaires vers les 4 aéroports de l'île et nous refusions du monde.
Avec XL, nous travaillerons avec les hôteliers de la région et nous vendrons par internet des produits à forte valeur ajoutée… »
Michel Madi, PDG de Crystal TO, s'enthousiasme : « La réponse des socioprofessionnels de l'Extrême-Sud m'a réellement impressionné. Il ya ici un vrai désir de faire du tourisme de qualité… » Luc Bereni, directeur commercial du comité exécutif d'XL Airways, renchérit : « La force de notre compagnie, c'est son organisation en synergie totale entre la France, l'Angleterre et l'Allemagne. Et nos tarifs sont constamment adaptés à la demande. »
Jean-Marc Serra, directeur de l'aéroport de Figari-Sud-Corse, est confiant : « Avec l'arrivée d'XL, la ligne Paris-Figari renoue avec une tradition qui nous est chère : celle de pouvoir nous appuyer sur le plus grand nombre possible de compagnies aériennes.
Le transport est la pierre angulaire de la croissance économique et touristique. La chambre de commerce et d'industrie mettra tout en œuvre pour aider XL Airways à s'implanter durablement sur notre aéroport… »
Pierre Claverie
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mercredi 12 mars 2008

EUROPA - Salle de presse de l'UE - La salle de presse virtuelle des Institutions européennes

EUROPA - Salle de presse de l'UE - La salle de presse virtuelle des Institutions européennes

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EUROPA - Rapid - Midday Express

EUROPA - Rapid - Midday Express

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jeudi 7 février 2008

Nos destinations
Cabines
Accueil au port Boutiques
Restauration Divertissements

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mercredi 6 février 2008

Prima Corsa: Plus tôt Moins Cher


http://fr.youtube.com/user/primacorsa
http://www.sncm.fr/editorial.php?Rub=290
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mardi 5 février 2008

La SNCM : avec PrimaCorsa, plus tôt vous réservez, moins cher est le billet

La SNCM : avec PrimaCorsa, plus tôt vous réservez, moins cher est le billet

objectif : 1 million de passagers sur la Corse en 2008

La SNCM qui a lancé sa nouvelle politique promotionnelle baptisée "PrimaCorsa" le 22 janvier dernier, table sur 1 million de passagers vers la Corse en 2008. La compagnie a également réorganisé ses tarifs Groupes et CE. Paul de Rosen, directeur commercial a annoncé, lors d'un point presse à Marseille, des réservations en avance de 20% par rapport à l'an dernier.

La SNCM a inauguré le 22 janvier dernier sa nouvelle politique promotionnelle baptisée "PrimaCorsa", pour les trajets vers la Corse. Le principe est simple : plus on réserve tôt, moins le billet est cher. Les réductions s'étalent de 5% à 55%.

Cette nouvelle offre remplace ainsi le système précédent des "Pleins Soleils". Outre cette nouvelle tarification, la SNCM a également décidé d'anticiper l'ouverture des ventes qui est effective depuis novembre dernier, c'est une première pour la compagnie :
"Nous avons décidé d'ouvrir plus tôt les ventes afin de capter la clientèle familiale, et de positionner la Corse dans les agences et sur Internet avant les autres. L'objectif est de provoquer un effet d'entraînement sur les ventes ", explique Paul de Rosen, directeur commercial de la SNCM.
Et pour ne léser personne, la compagnie a décidé de rembourser la différence aux passagers qui avaient réservé avant le 22 janvier, date de lancement des tarifs "PrimaCorsa" :
"cela concerne une centaine de dossiers".
Réorganisation des tarifs groupes

La SNCM : avec PrimaCorsa, plus tôt vous réservez, moins cher est le billet
La SNCM a complété son dispositif promotionnel avec des offres ciblées, avec par exemple des tarifs spéciaux pour la St-Valentin : 150 € par personne base double pour la traversée sans voiture et 2 nuits.
Les tarifs Groupes ont également bénéficié d'un petit "lifting".
"Nous avons organisé une commercialisation "groupes". Nous proposons des avantages tarifaires, notamment hors saison (-50%), à partir de 10 personnes, avec une capacité de négociation plus importante." . En 2008, la SNCM table sur 62 000 places vendus pour les groupes sur la Corse, contre 48 000 en 2007.
A côté, l'offre Comités d'entreprises (CE) a aussi été réorganisée, avec le mise en place d'un code réduction d'enregistrement spécifique pour chaque entreprise partenaire. Enfin, les tarifs abonnés sont en train d'être réévalués.
Dernière corde à son arc : les produits croisières. La compagnie vise 12 000 passagers sur ce créneau, soit +50% par rapport à 2007. Grâce à cet ensemble de mesure, la SNCM compte passer le cap du million de passagers vers la Corse, contre 930 000 en 2007.
Pour l'heure, les réservations sont en avance de 20% par rapport à l'an dernier. A fin janvier 2008, 110000 passagers ont d'ores et déjà réservé pour un séjour entre le 18 juin et le 30 septembre, soit 1/5 de l'objectif fixé pour cette période (à 550 000).

Lundi 04 Février 2008
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samedi 26 janvier 2008

Desserte de la Corse: délégation de service public maintenue pour SNCM et CMN

"Desserte de la Corse: délégation de service public maintenue pour SNCM et CMN
http://info.club-corsica.com/index.php?rub=aafp&article=080125172235.xvaqhuz5.txt
http://corse.france3.fr/flashinfo/

BASTIA, 25 jan 2008 (AFP) -
Le tribunal administratif de Bastia a rejeté une demande de la compagnie de navigation Corsica Ferries d'annuler l'attribution à ses concurrentes, SNCM et CMN, d'une délégation de service public (DSP) pour la desserte entre Marseille et la Corse, a-t-on appris vendredi auprès de cette juridiction.
"La délégation de service public votée le 7 juin par l'Assemblée de Corse court normalement jusqu'au 31 décembre 2012 et peut-être jusqu'à la fin de l'année suivante", a déclaré à l'AFP la présidente du tribunal, Lucienne Erstein.
L'attribution de cette DSP pour cinq ans, avec une possibilité d'option pour un an supplémentaire, est économiquement très importante puisqu'elle se traduit par le versement aux compagnies bénéficiaires d'une centaine de millions d'euros par an de subventions publiques.
Les conditions d'attribution du marché avaient déjà fait l'objet de plusieurs recours de Corsica Ferries, qualifiés d'"acharnement judiciaire" par l'Assemblée de Corse lors de leur dépôt.
Le tribunal a condamné Corsica Ferries à verser mille euros à l'Assemblée de Corse et autant à la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM) et à la Compagnie méridionale de navigation (CMN).
La desserte de la Corse bénéficie d'une DSP visant à assurer la continuité territoriale pour atténuer les contraintes de l'insularité. Cette DSP ne concerne que les lignes entre Marseille et six ports corses (Ajaccio, Bastia, Calvi, Ile Rousse, Propriano et Porto-Vecchio). Elle est attribuée par la Collectivité territoriale de Corse.
La SNCM, qui s'est fait ravir depuis cinq ans par Corsica Ferries la première place de transporteur maritime de passagers vers la Corse, a été privatisée au printemps 2006.
Ses repreneurs, Veolia Transport et Butler Capital Partners, affirment que l'attribution de la DSP conditionne la survie de la compagnie."

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vendredi 25 janvier 2008

Desserte de la Corse: Nouvel échec juridique de Corsica Ferries France au Tribunal administratif de Bastia

Le 24 janvier 2008, le tribunal administratif de Bastia a rejeté la demande de CFF en date du 2 aout 2007 :

  • d'annuler la délibération du 7 juin 2007 de l'Assemblée de Corse qui a attribué au groupement SNCM et CMN la délégation de service public maritime entre le port de Marseille et les ports de Corse
  • d'annuler la décision du 7 juin, par laquelle le président du Conseil Exécutif de Corse a signé la convention de délégation de service public
  • ...
Corsica Ferries France est condamnée à verser 1000€ à la Collectivité Territoriale de Corse, à la CMN et à la SNCM.

De même la demande du 20 février 2007, d'annuler la délibération de l'Assemblée de Corse du 22 décembre 2006 qui avait fixé au 1er mai la date de début de la DSP Marseille et les ports de Corse est rejetée:
CFF est condamnée à verser 1000€ à la CTC

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jeudi 17 janvier 2008

Desserte maritime Marseille-Corse: CFF s'en prend de nouveau aux décisions légitimes de la Corse


Titre : Le Tribunal Administratif de Bastia Logo du Conseil d'Etat

Après avoir épuisé en pré-contractuel, toutes les procédures devant toutes les juridictions de notre pays, CFF a repris son harcèlement juridique systématique auprès du TA de Bastia en Aout 2007.

Finalement déboutée par le TA de Bastia, le Conseil de la concurrence, et le Conseil d'Etat, CFF continue d'attaquer les décisions de la Corse et de ses élus et demande l'annulation du contrat de Délégation de Service Public Marseille-Corse signé le 7 juin 2007.

La CFE-CGC a appris qu'après audience à Bastia le 10 janvier 2008, la délibération du tribunal administratif de Bastia était attendue jeudi 24 janvier.

Le commissaire du gouvernement a demandé le rejet du pourvoi de CFF.

Les Echos du 27 aout relevaient:
"Une judiciarisation extrême _ au total depuis 2006 Corsica Ferries a déposé au moins 6 requêtes ou recours dans ce dossier
_ que dénonce Yves Carsalade, directeur de l'Office des transports de la Corse : il estime que « les juges ont déjà tranché et qu'aucun argument nouveau n'est avancé »"

Ce blog a été ouvert en octobre 2006 en rappelant les procédures de 2001 où CFF avait attaqué, déjà, les décisions de la Corse comme l'Exécutif et les élus de Corse en octobre 2001.

Dès aout 2006 nous avons posé la question:

Avaient-ils vraiment l'intention de répondre à l'appel d'offres de la Corse??

le lundi 4 juin 2007 nous disions encore

Desserte de la Corse: il est à souhaiter que le Conseil d'Etat mette un terme à ce harcèlement qui est un déni des prérogatives de la Corse

France3 Corse: A voir dans le Corsica Sera de dimanche 3 juin

l'interview de la CFE-CGC SNCM dans le 2eme sujet du journal qui évoque l'audience du Conseil d'Etat de ce lundi 4 juin et la session de l'Assemblée de Corse de jeudi 7 juin,

Maurice PERRIN, élu du personnel:

"Corsica ferries qui n'a jamais accepté le cahier des charges de la Corse et n'a jamais voulu venir sur toutes les lignes à Marseille, a été débouté et par le Conseil de la concurrence et par le tribunal administratif de Bastia de l'essentiel de ses motifs. Il est à souhaiter que le Conseil d'Etat mette un terme à ce harcèlement permanent qui est un déni des prérogatives de la Corse et des volontés de la Corse.

En navigant dans les liens qui suivent vous retrouvez les principales étapes des batailles juridiques de retardement de la conclusion de l'appel d'offres pour la DSP Marseille-Corse 2007-2012.

Tribunal administratif de Bastia et 2 décisions en appel du Conseil d'Etat en 6 mois

http://www.ta-bastia.juradm.fr/ta/bastia

et le communiqué de presse du 5 juin 2007 du Conseil d'Etat






Le Conseil d’État rejette le recours de la société Corsica Ferries tendant à obtenir l’annulation intégrale de la procédure de renouvellement du contrat de délégation du service public de la desserte maritime de la Corse.



Lire la décision

Par une précédente décision, en date du 15 décembre 2006, le Conseil d’État avait annulé la procédure de renouvellement du contrat de délégation du service public de la desserte maritime de la Corse, entre les ports de Marseille, d’une part, et de Bastia, Ajaccio, Balagne, Porto-Vecchio et Propriano, d’autre part, pour la période couvrant les années 2007 à 2013. La collectivité territoriale de Corse, tout en prorogeant de 4 mois le contrat en cours, dont est titulaire la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM), a alors lancé, par l’intermédiaire de l’Office des transports de la Corse (OTC), un nouvel avis d’appel public à la concurrence. Deux candidatures ont été reçues, l’une émanant de la société Corsica Ferries, l’autre d’un groupement constitué de la SNCM et de la société Compagnie méridionale de navigation (CMN). Ces candidatures ayant été jugées recevables, des négociations se sont engagées avec les sociétés en cause, sur la base des offres qu’elles avaient été admises à présenter ; à l’issue de cette phase de négociation, il a été proposé à l’assemblée de Corse de retenir la candidature du groupement SNCM-CMN.

La société Corsica Ferries a alors saisi le juge des référés précontractuels du tribunal administratif de Bastia d’une demande tendant à l’annulation de cette nouvelle procédure de passation. Par une ordonnance du 27 avril 2007, le juge des référés a partiellement fait droit à sa demande en annulant la seule phase de négociation de la procédure, en raison d’une rupture d’égalité entre les candidats ; il a également annulé, par voie de conséquence, la décision de retenir la candidature du groupement SNCM-CMN et de proposer à l’assemblée de Corse de conclure le contrat avec ce groupement.

La société Corsica Ferries a formé un pourvoi en cassation devant le Conseil d’État contre cette ordonnance, en tant qu’elle ne lui avait pas donné entière satisfaction. La société requérante critiquait l’ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Bastia sur deux points principaux qui, mettant en cause pour l’essentiel des appréciations de fait, ne relevaient pas du contrôle de cassation du Conseil d’État, sauf à ce que ces appréciations soient erronées au point de révéler une dénaturation des pièces du dossier.

En premier lieu, en effet, la société Corsica Ferries reprochait au juge des référés d’avoir écarté son argumentation selon laquelle, en prévoyant que les navires utilisés par le délégataire devraient obligatoirement avoir été mis en service après le 1er janvier 1987, c’est-à-dire avoir moins de vingt ans, le cahier des charges de la délégation, plus exigeant en cela que la réglementation en vigueur, avait pour effet de privilégier la candidature du groupement SNCM-CMN, dont la flotte était la seule à satisfaire très largement à cette exigence.

Sur ce point, le Conseil d’État a fait application de sa jurisprudence constante selon laquelle des spécifications techniques plus exigeantes que celles résultant de la réglementation en vigueur peuvent être fixées par le règlement de la consultation ou le cahier des charges d’un contrat de délégation de service public, sous la réserve que, si ces spécifications ont pour effet de limiter la concurrence entre les candidats potentiels, elles doivent être justifiées par les nécessités propre au service public faisant l’objet de la délégation. En l’espèce, il a estimé que le juge des référés précontractuels du tribunal administratif de Bastia n’avait pas dénaturé les pièces du dossier en jugeant que les spécifications du cahier des charges relatives à l’âge des navires étaient justifiées par l’objet de la délégation et les nécessités propres du service et n’étaient pas disproportionnées par rapport à celles-ci, compte tenu notamment, d’une part, des pratiques généralement admises en Europe en ce qui concerne l’ancienneté maximale des navires prévue dans les contrats de transport maritime et, d’autre part, des impératifs de sécurité et de qualité du service.

En second lieu, la société Corsica Ferries soutenait qu’en fixant au 1er mai 2007, soit au début de la période des réservations estivales, la date de début de la nouvelle délégation de service public, la collectivité territoriale de Corse avait excessivement défavorisé les entreprises autres que le délégataire sortant, en les empêchant de disposer, en cas d’attribution du contrat, du temps nécessaire pour redéployer leur flotte afin d’être en mesure d’exploiter les liaisons maritimes faisant l’objet de ce contrat. Là encore, toutefois, le Conseil d’État, prenant en compte la circonstance que la procédure de passation contestée faisait suite à une précédente procédure annulée, a estimé que le juge des référés précontractuels du tribunal administratif de Bastia n’avait pas dénaturé les pièces du dossier en jugeant qu’il n’était pas établi que les difficultés liées à la date de mise en service retenue affecteraient uniquement les candidats autres que le délégataire sortant.

Le Conseil d’État a, en conséquence, rejeté le pourvoi en cassation de la société Corsica Ferries. Ce rejet a pour effet de permettre à la collectivité territoriale de Corse, conformément à l’ordonnance du juge des référés précontractuels du tribunal administratif de Bastia, de poursuivre la procédure d’attribution de la délégation de service public en cause en la reprenant, ainsi qu’elle l’a d’ailleurs d’ores et déjà fait, au stade des négociations avec les deux candidats admis à présenter une offre.


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mercredi 16 janvier 2008

La région PACA fait annuler le transfert du port de Nice au département des Alpes-Maritimes

France 3 Méditerranée Flash Info: NICE, 15 jan 2008 (AFP) -

La région PACA fait annuler le transfert du port de Nice au département des Alpes-Maritimes

Le transfert du port de Nice au conseil général des Alpes-Maritimes a été annulé mardi par le tribunal administratif de Nice sur requête de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur qui était également candidate à la gestion de cet équipement. "La région PACA est fondée à soutenir que la décision transférant le port de Nice est intervenue à l'issue d'une procédure de concertation irrégulière et à en demander l'annulation pour ce motif", indique le tribunal administratif dans son jugement dont l'AFP a eu copie. Le préfet de région est tenu d'organiser une nouvelle concertation et de prendre une décision dans un délai de quatre mois. La loi du 13 août 2004 sur les transferts de compétence aux collectivités locales prévoit qu'une concertation doit être mise en oeuvre pour tenter d'aboutir à la présentation d'une candidature unique à la gestion des équipements concernés. La justice reproche au préfet de région de l'époque, Christian Frémont, aujourd'hui directeur de cabinet au ministère de l'Ecologie, de ne pas avoir pris toutes les initiatives qui auraient pu permettre à la région, dirigée par le socialiste Michel Vauzelle et au département, présidé par l'UMP Christian Estrosi, de rapprocher leurs positions. La propriété du port de Nice a été transféré au département par décision du 9 mai 2006. Dans un communiqué, le conseil général dit "regretter le préjudice pour les Niçois et le retard ainsi pris dans l'aménagement futur du port de Nice". "Afin de ne pas allonger la procédure", il indique qu'il ne fera pas appel et demeure candidat sur ce projet.

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Condamnations sans précédent pour le naufrage de l'Erika

Condamnations sans précédent pour le naufrage de l'Erika
Reuters 16.01.08 | 19h18



Par Thierry Lévêque

PARIS (Reuters) - Le groupe Total et trois autres personnes physiques et morales ont été condamnés à des amendes et un total de 192 millions d'euros de réparations pour "pollution maritime" lors du naufrage du pétrolier Erika survenu au large de la Bretagne en 1999.
Cette condamnation d'une compagnie pétrolière dans un accident maritime majeur, une des plus lourdes financièrement jamais prononcée, est une première judiciaire en France qui pourrait bouleverser les données de ce secteur économique.
L'impact est renforcé par le fait que dans le même jugement, le tribunal correctionnel de Paris ouvre la voie à la reconnaissance de la notion de "préjudice écologique".
Le dossier n'est pas fermé car Total et les autres condamnés qui ont tous plaidé la relaxe au procès, pourraient faire appel du jugement, ce qui suspendra les sanctions.

Un autre procès devrait donc être organisé dans environ un an.
L'Erika, navire vieux de 24 ans battant pavillon maltais
, s'était brisé en deux le 12 décembre 1999 dans une tempête avant de sombrer et de déverser 20.000 tonnes de fioul sur 400 km de côtes, tuant des dizaines de milliers d'oiseaux et ravageant la faune et la flore marines.
L'affaire avait relancé le débat sur le transport maritime au niveau européen. ...
L'organisme de contrôle maritime italien Rina, de réputation mondiale, est condamné à 175.000 euros d'amende. Il avait donné son certificat de navigabilité à l'Erika.

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Procés de l'Erika: le verdict

"Erika" : Total condamné à une amende de 375 000 euros
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 16.01.08 | 15h15 • Mis à jour le 16.01.08 | 15h17

près une procédure judiciaire qui aura duré près d'un an, le tribunal correctionnel de Paris a commencé, mercredi 16 janvier, après sept mois de procès, à rendre ses jugements dans l'affaire du naufrage de l"Erika", le pétrolier qui a abîmé près de 400 kilomètres de côtes françaises en 1999. Le groupe Total, qui a affrêté le navire, a été reconnu coupable d'une "faute d'imprudence caractérisée" qui a eu "un rôle causal dans le naufrage et comme telle a provoqué l'accident", selon le juge Jean-Baptiste Parlos.


La justice a notamment pointé "la discontinuité de la gestion technique et de l'entretien" du navire par l'affréteur, Total SA. Considérée comme une personne morale, la compagnie a été condamnée à l'amende maximale de 375 000 euros et redoute le montant des dommages et intérêts que le tribunal pourrait lui infliger.

Auparavant, l'armateur et le gestionnaire italiens, Giuseppe Savarese et Antonio Pollara, ont été reconnus coupables de "faute caractérisée" ayant provoqué le naufrage. Le juge Parlos a estimé que les deux hommes devaient être au courant que les travaux de réparation menées sur le pétrolier, qui avait près de 25 ans, avaient été conduits de manière à "réduire les coûts". Ils ont été condamnés à 75 000 euros d'amende. La société de classification RINA a également été reconnue coupable et condamnée à payer 375 000 euros.

La justice doit également démêler les responsabilités du capitaine indien Karun Mathur, absent du procès. Huit personnes physiques, y compris les responsables des secours à terre, comparaissent également, mais le parquet a réclamé leur relaxes estimant qu'on ne pouvait pas leur reprocher de ne pas avoir tout fait pour prévenir la catastrophe.

Pour ce premier grand procès sur une catastrophe écologique en France, plus de cent personnes ou associations se sont portés parties civiles, dont des défenseurs des animaux, des associations écologiques, des pêcheurs, des collectivités locales, des mareyeurs et des hôteliers. Au total, ils réclament un milliard d'euros d'indemnisations pour la destruction de la nature et de la vie sauvage – plus de 150.000 oiseaux morts – et le coup d'arrêt à l'économie de régions sinistrées.
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